Cathédrale Notre-Dame à Créteil

Architecte Architecture Studio
Coût total 9,2 millions €
Apports association 1 million €
Fin prévue 01/12/2015

Présentation

Une cathédrale rénovée pour des temps nouveaux. Telle est l’idée qui sous-tendait le projet futuriste entrepris sur l’église Notre-Dame, bâtie en 1978 et devenue cathédrale en 1987. Le projet « Créteil Cathédrale+ » visait à rendre ce lieu phare du diocèse plus visible, plus grand et plus accueillant, notamment aux jeunes et au monde de la Culture.

Time lapse de la construction de la cathédrale Notre-Dame de Créteil. Architecture Studios

La cathédrale Notre-Dame de Créteil déployée a été dédicacée le 20 septembre 2015.

Deux coques sphériques réunies par un vitrail

« Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets… » Isaïe 54.2. Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, reprend cette parole biblique pour résumer le projet Créteil Cathédrale + : répondre au besoin d’une structure plus accueillante, plus lumineuse et plus visible.

Respecter l’architecture des années 1970

Ce déploiement respecte l’architecture d’origine en se fondant sur les plans de Gustave Stoskopf, Grand Prix de Rome. Sur la silhouette basse de l’ancien bâtiment se déploie une volumétrie monumentale concentrée sur la nef de la cathédrale. La coupole se déploie suivant le tracé du bâtiment d’origine sous la forme de deux coques sphériques qui, comme deux mains jointes, se rencontrent au-dessus de l’autel.

L’arc verrier, œuvre d’Udo Zembok

L’arc verrier, œuvre d’Udo Zembok

Cette double coque en ogive de bois naturel symbolise un appel à venir voir et à vivre la foi chrétienne. L’arc verrier, œuvre d’Udo Zembok, situé à la jonction des deux coques, confère une lumière colorée au chœur. Le point le plus haut de la toiture passe de 6 m, au-dessus de la structure tubulaire métallique de 1978, à 25 m avec la double coque en bois.
Á l’extérieur, se dresse un campanile qui culmine à 40 mètres. Il est habité par trois cloches.

Á l’origine, une cathédrale modeste

« Après avoir, à l’origine du diocèse en 1966, établi son siège dans la cathédrale Saint-Louis à Choisy-le-Roi, Mgr de Provenchères, premier évêque de Créteil, a imaginé une cathédrale modeste qui pouvait accueillir au maximum 600 personnes », relate Marie-Pierre Etienney, en charge du projet de déploiement de la cathédrale. Le bâtiment de l’architecte Charles-Gustave Stoskopf, Grand Prix de Rome, devait se fondre dans le paysage urbain. On note par exemple que ses portes, situées sur le parvis, étaient semblables à celles des immeubles voisins. Inaugurée le 18 juin 1978, l’église Notre-Dame de Créteil ne devient cathédrale que le 24 avril 1987.

Notre-Dame-de-Creteil avant son déploiement

Notre-Dame-de-Creteil avant son déploiement

Cet édifice est tout à fait représentatif de l’ecclésiologie des années post-Vatican II. Tous les catéchistes de l’époque connaissent sa façade choisie pour illustrer la couverture de l’ouvrage de référence Pierres vivantes. Aucune verticalité dans son architecture. Ses six mètres sous plafond lui assuraient une discrétion totale dans la cité.

Six ans d’études et de travaux

C’est en juillet 2014 qu’a débuté le déploiement de la coque intérieure, haute de 25 mètres. Pendant tout l’été, un conducteur de travaux et trois compagnons de l’entreprise Fargeot ont assemblé les arcs en épicéa provenant de Scandinavie. Sous l’œil vigilant de Jean-Pol Hindré, architecte-conseil des Chantiers du Cardinal, et de Pierre Allarousse, bénévole des Chantiers, ils les ont ensuite mis en place à l’aide d’une grue. Cinq clichés par jour de l’avancée des travaux sont pris automatiquement grâce à un appareil photo placé à l’extérieur d’un immeuble voisin. Ils permettent de suivre quotidiennement l’élévation des matériaux.

Á l’extérieur de l’édifice, des artisans juchés sur une nacelle équipée d’un bras télescopique procèdent à l’isolation et à l’étanchéité de la coque que l’entreprise viendra recouvrir d’une « seconde peau » en bois de Douglas. « Cet élément extérieur, précise Marie-Pierre Etienney, a été traité contre les moisissures et les champignons et grisé pour anticiper la patine naturelle qu’il aurait pris avec le temps ».

pose de la coque de la cathédrale

pose de la coque de la cathédrale Notre-Dame-de-Créteil

Respecter l’architecture d’origine

Le projet que les architectes concepteurs ont présenté en 2009 respecte l’architecture d’origine de Charles-Gustave Stoskopf. « Il allie la silhouette basse de l’entrée à une volumétrie monumentale et contemporaine concentrée sur la nef de la cathédrale. La construction du volume de la coupole est ainsi fondée sur le tracé en plan du bâtiment d’origine, dit tracé du poisson, visible sur les photos aériennes. Cette coupole en ogive redonne une présence à la cathédrale », souligne Alain Bretagnolle, architecte en charge du projet pour le cabinet AS Architecture Studio. Un campanile d’une hauteur de 40 mètres, détaché du volume, renforcera ce signe au regard des 100 000 habitants de Créteil.

campanile de la cathédrale Notre-Dame-de-Créteil

pose de la coque de la cathédrale Notre-Dame-de-Créteil

Un écrin de bois propice à la prière

Le bois a été choisi pour former un écrin propice à la prière. « Sa référence à la croix de la Passion est soulignée par la géométrie de la charpente systématiquement orientée vers l’autel. ». Quand le déploiement de la cathédrale sera achevé, une assemblée de 1 100 chrétiens pourra se réunir sous sa voûte pour être « présente au monde ».

Faire le lien entre culte et culture

En complément de cet espace liturgique, un espace culturel et d’accueil sera situé en partie sous la coque. L’association Chemins des arts orchestrera son développement. L’idée est de faire de cette cathédrale un lieu moderne et vivant, ouvert aux peintres, sculpteurs, danseurs, musiciens… « Les artistes révèlent ce qu’il y a de plus profond en l’Homme », souligne Jacques Faujour, président de l’association. Les expositions ou les événements seront inscrits dans l’actualité artistique de la ville. « Il faut se mettre en résonance avec la vie passionnante du département. Montrer que Dieu est concerné par la vie des hommes. » Un auditorium, une salle de conférence et d’exposition ainsi qu’une bibliothèque-cafétéria seront le théâtre de ces manifestations.
Au-delà de la cathédrale elle-même, un espace, qui comprend une librairie, une salle de conférences, un auditorium et une galerie d’exposition d’art, a été aménagé.

Inauguration de la cathédrale Notre-Dame-de-Créteil

Inauguration de la cathédrale Notre-Dame-de-Créteil

Á droite du chœur, s’élève une Vierge de l’Apocalypse, statue de bronze patiné bleu et or sculptée par Françoise Bissara-Fréreau. « J’aime le thème de Marie de l’Apocalypse, première à avoir dit oui au Mystère, à la frontière du créé et de l’incréé. Le mouvement de son regard se prolonge dans la main de tendresse humaine pour introduire la contemplation de l’enfant Jésus nouveau-né. »


Rencontre avec Françoise Bissara-Fréreau, sculpteur

Au fond du chœur, une grande croix en bois doré et des plaques de laiton, œuvre des plasticiens Véronique Folhen et Stéphane Durand, évoquent le Buisson ardent ou encore la Résurrection du Christ.
La cathèdre, siège de l’évêque, le siège de présidence et les douze autres sièges construits en bois grisé comme ceux de la nef sont l’œuvre de la plasticienne Anne Bernot.
Face au chœur se trouvent le caveau des évêques et les Fonts baptismaux constitués d’une belle cuve en laiton, créés également par Anne Bernot.
Les deux vitraux qui illuminent cet espace proviennent de l’ancienne cathédrale tout comme le mobilier liturgique, autel et ambon. Ces éléments marquent la continuité avec l’histoire de ce lieu.

Sculpture Benoît Mercier

Sculpture de Benoît Mercier sur le grand parvis de la cathédrale Notre-Dame-de-Créteil

Le prix de la création 2014

Le Prix de la Création Chantiers du Cardinal 2014 dans le cadre du Grand Prix Pèlerin du patrimoine a été attribué à l’artiste Benoît Mercier pour la conception et la réalisation pour la cathédrale Notre-Dame de Créteil d’une sculpture extérieure représentant un Christ miséricordieux serrant dans ses bras le fils prodigue. Derrière ces deux silhouettes se profile une foule joyeuse découpée dans de l’acier cortex. Elles appellent les fidèles à entrer dans la maison de Dieu.

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Actualités

Françoise Bissara-Fréreau, un cœur pour l’art sacré

Françoise Bissara-Fréreau, un cœur pour l’art sacré

Cathédrale Notre-Dame à Créteil

2, avenue Pasteur-Vallery-Radot 94000 Créteil

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