Le Jour du Seigneur diffusera la messe depuis Asnières-sur-Seine le 24 octobre

L’équipe du Jour du Seigneur posera ses caméras dans l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours (92) le dimanche 24 octobre 2021 pour la messe retransmise sur France 2. Un programme qui demande plusieurs mois de préparation en amont. Avant même la diffusion, la paroisse et le Jour du Seigneur travaillent en étroite collaboration. Il s’agit en effet de permettre aux téléspectateurs de vivre la liturgie avec autant de ferveur que les fidèles rassemblés dans l’église le jour J. Découvrez les coulisses d’une messe télévisée.

Une messe télévisée pour les 90 ans des Chantiers du Cardinal

Le Jour du Seigneur et les Chantiers du Cardinal ont une longue histoire commune. Depuis plusieurs années déjà, le programme religieux du dimanche matin retransmet des messes télévisées depuis des édifices religieux bâtis par l’œuvre du cardinal Verdier. En 2021 – année qui marque nos 90 ans– l’équipe du Jour du Seigneur installera ses caméras à Asnières-sur-Seine (Diocèse de Nanterre), en l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, récemment restaurée. La célébration sera diffusée en direct sur France 2, le dimanche 24 octobre.

[VOIR] La consécration de l’église ND-du-Perpétuel-Secours

Façade de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Asnières-sur-Seine. (Gil Fornet/CDC)

Les téléspectateurs découvriront certainement à l’écran quelques images de la façade vitrée installée en 2020; pour achever les travaux d’une église dont la première pierre a été posée en 1933. Mais « la messe télévisée n’est pas un reportage sur l’architecture religieuse. » signale Franck Nycollin. Responsable du service messe au sein du CFRT (qui rassemble plusieurs programmes religieux dont le Jour du Seigneur), il veille; avec la paroisse et les équipes de télévision, à assurer une vraie célébration aux spectateurs. Quelques plans sur un vitrail, une statue ou un détail architectural pourront être diffusés au cours de la messe, mais toujours en lien avec la liturgie. Car le secret de ce programme – l’un des plus anciens de la télévision – est là :  rassembler dans la prière et le recueillement, les fidèles assemblés dans la nef et des téléspectateurs derrière leurs petits écrans.

Une église différente chaque dimanche

Pour cela, les équipes du Jour du Seigneur travaillent en amont, avec un calendrier et un minutage serrés. Tout commence six mois avant la diffusion, lors de premiers contacts entre la paroisse ou la communauté religieuse et l’équipe de télévision. Il faut s’assurer de la faisabilité du projet: l’église est-elle assez grande ? « Pas trop grande non plus, précise Franck Nycollin. Plus c’est grand plus c’est coûteux à éclairer par exemple… » Impossible de retransmettre la messe depuis une cathédrale chaque semaine. « Une fois que tout est confirmé pour France Télévisions, pour nous, le diocèse, la communauté, la paroisse etc. il faut passer à la mise en œuvre. » C’est là qu’intervient le chargé de liturgie télévisée. C’est lui (ou elle) qui prépare, avec la paroisse, le dossier rassemblant toutes les informations essentielles : qui sont les personnes à contacter ? Y-a-t-il une chorale ? Des servant(e)s de messe ? Quelle personne sera référente pour le matériel ? Quelles sont les habitudes de la paroisse lors des messes ? « La célébration reste universelle mais chaque paroisse a des gestes, des initiatives… Nous n’imposons rien, insiste Franck Nycollin. Ainsi, nous donnons à voir chaque dimanche un visage d’Église différent ! »

Depuis 70 ans les équipes de Jour du Seigneur retransmettent la messe en direct à la télévision. (Crédit JDS)

Au cours des semaines qui précèdent la diffusion en direct, l’équipe du Jour du Seigneur se rend sur place pour visiter l’église. C’est le moment du repérage. Enfin des repérages. « On commence par le repérage technique puis le repérage liturgique. » Car il s’agit bien d’un programme audiovisuel, il faut donc penser à ce que verront les spectateurs à l’écran. Le réalisateur a l’œil sur l’éclairage, l’endroit où il posera les caméras, les micros… Le repérage permet aussi d’attirer l’attention sur ce qu’il faudra particulièrement montrer : l’ambon, le chœur, l’endroit où se placent les choristes. « Il faut que le son et l’image soient de qualité pour s’associer au mieux à la prière du spectateur. » rappelle Franck Nycollin.

Vient ensuite le moment de rédiger le conducteur de l’émission. Ce document rassemble à lui seul tout ce qui se déroulera, minute par minute, pendant la célébration : quelle personne prend la parole et quand. Ainsi le technicien du son sait à quel instant il ouvre ou ferme le micro de la chorale, le réalisateur signale à quel moment diffuser l’image du célébrant à l’autel ou celle de l’assemblée en train de chanter. Comme pour chaque étape, la paroisse est associée à ce travail essentiel.

Vue du chœur de l’église de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Asnières-sur-Seine. (GF/CDC)

Le Jour du Seigneur depuis 70 ans

Vient enfin le week-end de la diffusion. Car au Jour du Seigneur la messe commence… le vendredi ! « Les camions arrivent avec les câbles, les projecteurs, mais également les générateurs d’énergie. Nous sommes autonomes, il n’y a pas de coupure de courant pendant la diffusion de la messe ! Nous installons le matériel le samedi matin et l’après-midi est consacré aux répétitions. » On parle de filage. Un moment important qui permet de minuter la célébration, d’effectuer les derniers réglages mais aussi de familiariser les paroissiens avec tout ce nouvel environnement.

Dimanche matin, c’est un jour particulier pour les paroissiens qui voient quand même leur église passer à la télévision française. L’équipe de Jour du Seigneur demande à chacun de venir un peu plus tôt (et laisse les portes ouvertes aux retardataires). Quelques consignes sont données avant la célébration : ne pas regarder la caméra et… vivre la messe comme d’habitude. « Juste avant le direct à 11h nous avons un temps de silence ensemble avec l’assemblée », raconte Franck Nycollin. Cela permet à chacun de se préparer intérieurement et d’oublier toute l’agitation qui l’entoure. Ensuite ? « Ensuite ? Le célébrant célèbre, les fidèles prient… on suit la messe, voilà ! » Tout se déroule selon le conducteur prévu et l’équipe rend l’antenne à l’heure dite, à la seconde près, pour la suite des programmes de France 2.

Une trentaine de techniciens est mobilisée pendant la retransmission de la messe en direct sur Jour du Seigneur. (Photo Olivier Ouadah JDS)

Et c’est parce que l’équipe de Jour du Seigneur fait ça « tous les dimanches depuis 70 ans » que tout se déroule sans encombre. Depuis le temps, il y a bien quelques astuces pour s’assurer du bon déroulement du direct. « Le secret c’est la gestion du temps, confie Franck Nycollin, on joue sur les temps de recueillement qui peuvent être plus ou moins longs. Pour cela on communique avec l’instrumentiste, c’est le seul moyen d’intervenir sur le direct d’ailleurs. » Dépourvu d’oreillette, le célébrant a reçu pour consigne de célébrer « comme d’habitude ».

Une équipe au service

Pour cette messe en direct, le Jour du Seigneur mobilise une trentaine de techniciens. « De nombreuses compétences sont requises en même temps, indique Franck Nycollin. Il y a les éclairagistes, les électriciens, le réalisateur et son assistant, des cadreurs, les personnes qui tirent les câbles mais aussi les techniciens du son, ceux qui gèrent le mixage, la retransmission par satellite… » Autant de personnes venues parfois d’univers différents, pas toujours chrétiennes, et que rencontrent les paroissiens. « Ce sont des moments forts, lorsqu’une grand-mère apporte le café à un technicien de la télé… Ils sont touchés. Nous sommes parfois témoins de belles choses en coulisses. On voit des gens qui cheminent ensuite vers l’Église. »

Bâtie il y a 80 ans, l’église a vu sa façade achevée en 2020, avec l’aide des Chantiers du Cardinal. (CDC)

Une fois la messe diffusée, les paroissiens et l’équipe de Jour du Seigneur partagent un moment convivial. L’occasion d’échanger sur le moment vécu ensemble. « Il y a beaucoup de joie, ils sont heureux et on constate un effet dynamisant sur les fidèles » raconte Franck Nycollin. Puis vient le moment de ranger le matériel. Comme les comédiens d’Aznavour, l’équipe démonte les tréteaux et les calicots avant de repartir sur les routes pour rejoindre une nouvelle paroisse… pour la messe dimanche prochain !

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