Accessibilité des églises

La question de l’accessibilité est centrale dans l’aménagement des églises en Île-de-France. Les Chantiers du Cardinal se sont engagés depuis de nombreuses années pour que tous puissent assister aux offices et aux réunions paroissiales.

Plusieurs marches rendent difficile l’accès à l’église Saint-François-d’Assise à Antony

Plusieurs marches rendent difficile l’accès à l’église Saint-François-d’Assise à Antony (Hauts-de-Seine). Copyright Jean-Philippe Cottenceau

Chiffres clés

2005 Loi sur le Handicap
2000 édifices à la charge des diocèses
8 diocèses concernés

 

« Ces situations de fragilité doivent être entendues et accueillies au nom même de cet Évangile. » Monseigneur Michel Pollien, ancien évêque accompagnateur des Chantiers du Cardinal

 

L’enjeu de l’accessibilité

Tous les diocèses d’Île-de-France se sont mobilisés pour rendre accessibles leurs lieux de culte. L’objectif est de respecter la loi de 2005 sur le handicap. Les associations diocésaines ont dénombré près de 2 000 sites – dont elles sont propriétaires – concernés par la nécessité d’être rendus accessibles. Avec des travaux intégralement à leur charge.
La mise aux normes recouvre une sphère plus large que celle de l’accessibilité des personnes handicapées moteur en fauteuil roulant. Il s’agit en réalité de répondre à toutes les formes de handicap, qu’il soit moteur, sensoriel, ou même cognitif. Enfin, les difficultés d’accessibilité aux établissements concernent aussi les femmes enceintes, les familles avec poussettes, et les personnes âgées.

Rampe pour accessibilité

Les difficultés d’accessibilité concernent aussi les femmes enceintes, les familles avec poussettes, et les personnes âgées.

Les Chantiers du Cardinal se sont préoccupés depuis de nombreuses années de l’adaptation des bâtiments. En 2008, monseigneur Michel Pollien, alors évêque accompagnateur de l’œuvre, posait cette question : « Donnons-nous une véritable place au cœur de nos communautés à ceux qui sont fragilisés dans leur corps ou dans leur esprit, afin qu’ils se sentent chez eux, sans avoir le sentiment d’être une charge ? Ces situations de fragilité doivent être entendues et accueillies au nom même de cet Evangile qui manifeste un Christ lui-même proche des petits, des exclus, des blessés à qui il a rendu vie, dignité, parole et place parmi les autres. » Un plan a alors été lancé, accompagné par Claude Ripeau, conseiller technique au service travaux des Chantiers du Cardinal.

La loi handicap de 2005

La loi handicap de 2005 dispose que tous les établissements recevant du public (ERP) soient accessibles aux personnes à mobilité réduite. Cette loi prévoyait dans un premier temps la mise aux normes au 1er janvier 2015 pour tous les ERP. Un délai supplémentaire a été accordé dans la mesure où les ERP présentaient un agenda d’accessibilité programmé (ADAP) avant le 26 septembre 2015, assorti d’un budget prévisionnel. Chaque diocèse d’Île-de-France a donc travaillé sur un plan global, pour l’ensemble de leur patrimoine, qui leur permet de repousser l’obligation légale à six ans, voire neuf ans. S’en suit une mise en accessibilité progressive de leurs quelque 2 000 édifices, églises et bâtiments annexes.
Afin de répondre à la fois à ces demandes ainsi qu’à cette obligation, de nombreux travaux d’accessibilité sont soutenus par les Chantiers du Cardinal.

Construction d’une rampe d’accessibilité

Construction d’une rampe pour les personnes à mobilité réduite

Grand plan accessibilité dans le diocèse de Meaux

Le diocèse de Meaux a sollicité l’aide des Chantiers du Cardinal pour permettre l’accessibilité des bâtiments à tous. Trois églises, neuf salles et relais paroissiaux ainsi que trois presbytères font l’objet de travaux. Le diocèse et les paroisses souhaitent garantir le meilleur accueil possible pour les personnes handicapées. La part financée par les Chantiers du Cardinal s’élève à 200 000 euros.

Saint-Hippolyte, Paris 13e

Dans un souci d’accueil et de conformité avec la législation, l’ensemble du bâtiment de quatre étages doit être accessible aux personnes à mobilité réduite. Des travaux de mise aux normes et de rénovation de l’ascenseur ont été engagés en juillet 2017.

Église Saint-François d’Assise à Antony (Hauts-de-Seine)

Une rampe à double révolution, d’une longueur d’environ vingt mètres linéaires, a été programmée pour un coût travaux estimé à 100 000 €. La part prise en charge par les Chantiers du Cardinal est de 50 000 euros.

Église Sainte-Bernadette de Chaville (Hauts-de-Seine)

Un élévateur d’accès à l’église Sainte-Bernadette de Chaville a été inauguré en septembre 2011. C’est un appareil en verre et bois qui s’inscrit parfaitement les problématiques environnementales. Ces matériaux rappellent ceux de la chapelle ainsi que la forêt mitoyenne.

Église Notre-Dame-du-Calvaire à Châtillon (Hauts-de-Seine)

Une rampe d’accès en briques rouges assortie à l’église Notre-Dame-du-Calvaire permet l’accès aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux personnes accompagnées d’enfants en poussette. Monseigneur Gérard Daucourt, ancien évêque de Nanterre, l’a bénie le 25 janvier 2013 ainsi que les nouveaux locaux paroissiaux. La participation forfaitaire des Chantiers du Cardinal s’est élevée à 60 000 euros.

On peut donc souligner la diversité et la multiplicité de projets qui, à terme, permettront à l’ensemble des bâtiments appartenant aux associations diocésaines d’Île-de-France de respecter les normes PMR. Ceci induira une présence du plus grand nombre aux activités organisées par les paroisses des diocèses franciliens. Certaines paroisses comme celles de Saint-Louis à Bondy & Église Saint-Charles-des-Ruffins à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont bénéficié d’une mise en accessibilité très complète. Tous les handicaps, ou presque, ont été pris en compte : une rampe extérieure a été construite pour ces deux paroisses. Elles sont toutes deux pourvues d’un éclairage extérieur et d’une signalisation. Les églises ont également été équipées d’une boucle magnétique pour les malentendants.

« Il faut que l’Église organise des rencontres dans les paroisses, entre valides et handicapés. Par peur de nous blesser, les gens ont du mal à comprendre nos besoins, et nous souhaiterions qu’il y ait davantage de communication. » Irène Egoroff, 62 ans, aveugle de naissance

Articles liés

Grand plan accessibilité du diocèse de Meaux
12.10.2017 Projet

Grand plan accessibilité du diocèse de Meaux

Paris 13e – Accessibilité pour le presbytère de la paroisse Saint-Hippolyte
13.10.2017 Projet

Paris 13e – Accessibilité pour le presbytère de la paroisse Saint-Hippolyte

Église Saint-François-d’Assise à Vanves (92)
18.10.2017 Projet

Église Saint-François-d’Assise à Vanves (92)

Bénédiction de la cour de Sainte-Claire d’Assise
13.10.2017 Article

Bénédiction de la cour de Sainte-Claire d’Assise

Seul votre don nous permet d’agir

Faire un don
Automatique Popin
Pas de ville dans l'église