
Après un moment d’inquiétude sur le calendrier de la réalisation du second volet de l’installation d’un ascenseur, tout se termine bien et dans le respect de l’enveloppe allouée. À quelques jours de la mise en service, visite sur les lieux.

En juin 2026, le nouvel accueil paroissial était déjà terminé. En octobre 2026, c’était au tour de l’ascenseur, à la grande satisfaction du Père Grégoire Akakpo, responsable de la mission diocésaine à Viry-Châtillon.
La salle et le bureau d’accueil rénovés, qui servaient de base vie durant les travaux, vont pouvoir retrouver leur usage.
L’ascenseur est plus grand que prévu, ce qui devrait garantir son succès. Les fidèles à mobilité réduite et les pompes funèbres, lors de cérémonie de funérailles, pourront ainsi éviter les trente-trois marches de l’escalier monumental qui conduit à l’église. Bien conçu, son positionnement n’a conduit qu’à la condamnation d’un vantail de porte au rez-de-chaussée. En effet, les fauteuils roulants peuvent parfaitement passer par la porte symétrique située de l’autre côté de l’église.

Un des accès au hall du rez-de-chaussée avec la gaine de l’ascenseur à gauche, la porte symétrique se distinguant au fond.
Le positionnement de l’ascenseur a permis de conserver l’essentiel de l’ancien baptistère. La pièce devrait servir d’espace de stockage.
Le projet répond aux exigences d’un établissement recevant du public, recevant près de deux cents personnes à chaque messe dominicale. Validé par l’architecte des bâtiments de France, l’église a reçu le label « d’architecture contemporaine remarquable » en 2011. L’ascenseur se fond parfaitement dans l’intérieur de l’église, au point qu’on a du mal à distinguer sa gaine depuis le transept ou le chœur. En effet, des pilastres de béton brut de décoffrage à l’empreinte de bois poursuivent l’esthétique de la tribune de l’orgue.
Selon le responsable de la maîtrise d’ouvrage du diocèse, Michel de Lamartinie, l’appareil ne nécessite pas de local de machinerie, ni de fosse en bas, d’autant que leur coût est forcément élevé. De plus, le moteur situé au-dessus ne se voit pas.
L’installation a eu deux conséquences parfaitement assumées : le déplacement des fonds baptismaux dans le transept gauche et la réduction de la double salle du rez-de-chaussée.
Le Père Grégoire Akakpo se questionne aussi sur l’orientation des bancs en bois massif, car ils sont placés parallèlement à l’axe de l’église, et ne sont donc pas dans le même sens que les bancs de la nef.

La réduction de la salle du rez-de-chaussée, imposée par la création du hall d’accès à l’ascenseur, est finalement de faible ampleur. Le nouveau cloisonnement avec deux doubles-portes valorise les lieux, selon les paroissiens présents.

L’espace, qui peut être divisé par une cloison mobile, reste encore important pour recevoir de nombreux paroissiens lors d’événements festifs. De plus, le hall de l’ascenseur sert désormais de hall d’entrée à la salle.
En vue d’améliorer l’accueil, le bloc de sanitaires à proximité a été rénové, et un autre adapté aux personnes à mobilité réduite a été créé.
Les paroissiens présents, qui sont très investis dans la vie paroissiale, notamment dans le catéchuménat qui connaît, ici comme ailleurs, une véritable explosion, sont particulièrement satisfaits. Ils rappellent que l’idée de l’ascenseur avait émergé en 1994, il y a plus de trente ans !
Attachés à leur église, ils souhaitent poursuivre son embellissement en retirant le sas d’entrée, sorte de « verrue » située de l’autre côté de l’ascenseur, tout en trouvant un système permettant d’éviter les entrées d’air froid l’hiver. Mais ils ont aussi d’autres préoccupations : veiller à l’étanchéité de la toiture, pour l’instant assurée mais de façon incertaine, contrôler les bétons armés dont les fers commencent à rouiller et à faire éclater certaines zones. Il faudrait aussi restaurer les montants verticaux en bois séparant les vitraux en plexi : ils ont beaucoup vieilli et subi probablement les effets de la condensation… Autant de sujets auxquels des solutions seront apportées dans l’avenir.

Les montants des vitraux latéraux, assez dégradés, l’entrée du nouvel espace de stockage à l’arrière de l’ascenseur et la gaine de l’ascenseur à droite.