Eglise chaldéenne Saint-Jean-Apôtre à Arnouville (95)

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L'église a été consacrée ! 

« Ne perdez pas la foi ! » C'est ainsi que le patriarche des Chaldéens, Mar Raphaël Sako a encouragé les plus de 1500 personnes venues assister à la consécration de l'église Saint-Jean-Apôtre à Arnouville (Val-d'Oise), dimanche 6 mars. En présence du cardinal André Vingt-Trois, de Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise et de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur. Un événement très relayé dans la presse.

La vitalité et la ferveur de la communauté chaldéenne (catholiques orientaux) majoritairement regroupée dans le Val d'Oise est telle que la construction d'une deuxième église s'est avérée indispensable: Saint-Jean-Apôtre à Arnouville. La première Saint-Thomas-Apôtre à Sarcelles, consacrée en 2004 et intégralement financée par la communauté, ne suffisait plus à accueillir les fidèles et les 500 enfants catéchisés !  

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Participation des Chantiers du Cardinal : 1million €.
Coût total estimé : 6,55 millions €.
(850 000 € pour l'acquisition du terrain)

simple blue calendar 128 Consécration : 
6 mars 2016. 

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Le patriarche des Chaldéens, Mar Raphaël Sako Ier, consacre l'autel - Photo Yannick Boschat

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De nombreux jeunes étaient mobilisés au service pour cette inauguration - Photo Yannick Boschat

>> Voir l'album photo de la célébration


Inauguration nouvelle église chaldéenne Arnouville Val d'Oise

 

La construction de l'église Saint-Jean-Apôtre des Chaldéens, au carrefour de trois villes (Arnouville, Villiers-le-Bel et Gonesse), et à proximité de la gare RER D, a démarré fin 2014. Le style architectural du projet est chaldéo-babylonien. Le projet prévoit deux niveaux principaux : le rez-de-jardin en contrebas destiné aux activités et rencontres de la communauté, six salles pour les enseignements, une bibliothèque, une grande salle polyvalente et sa cuisine, deux bureaux, des locaux techniques et une partie du presbytère.

L'étage destiné au culte abritera l'église de 571 m2 et de 500 places, ainsi que la sacristie. Le presbytère est lui constitué de trois niveaux (deux niveaux s'inscrivent dans la double hauteur de l'église). Le parti architectural du projet est porté sur le respect des traditions des Églises orientales, que ce soit l'architecture ou la symbolique, en particulier l'orientation du chœur vers l'Orient.

Le site d'Arnouville se trouvant sur l'axe Paris / Saint-Denis / aéroport Charles-de-Gaulle, est amené à devenir un pôle de concentration et de développement économique et démographique majeur en région parisienne.

 

Architecte  AXC Architecture et Construction
Adresse

11 ter, rue Jean Jaurès
95400 Arnouville

Le projet est financé également par les diocèses de Pontoise et de Paris, et soutenu par l'Œuvre d'Orient et l'AED.

La première pierre a été bénie et posée le 1er décembre 2012 par le cardinal André Vingt-Trois.
>> lire l'article dans la revue n°200 de décembre 2012

{vimeo}158457618|500|281|0{/vimeo}Ils ont assisté à la consécration de l'église chaldéenne Saint-Jean-Apôtre à Arnouville (Val d'Oise) et participé à la messe d'inauguration. Ils réagissent à chaud.

C'est avec impatience que les membres de la communauté chaldéenne, des chrétiens orientaux, originaires de Mésopotamie attendent l'ouverture de l'église pour y prier, y célébrer, y vivre...

La construction de l'église Saint-Jean-Apôtre des Chaldéens à Arnouville (95) se poursuit jusqu'au printemps prochain. Le Père Sabri Anar, curé de la paroisse Saint-Thomas-Apôtre à Sarcelles explique la nécessité de construire une nouvelle église pour la communauté chrétienne orientale en plein développement.

Une église-maison pour la communauté chaldéenne
Le Père Sabri Anar, curé de la paroisse Saint-Thomas-Apôtre de Sarcelles, explique la nécessité de cet ambitieux projet.

Saint-Thomas-Apôtre de Sarcelles a été consacrée en 2004. Pourquoi vouloir une nouvelle église ?
D'abord en raison de la fréquentation des messes et de la vitalité des activités paroissiales. Il n'est pas rare que le dimanche matin, aux célébrations de 9h et de 11h, alors que l'église Saint-Thomas-Apôtre a une capacité de 750 places, près de 300 fidèles restent debout. C'est la même chose pour les messes de 9h et de 13h30 dans l'église latine Saint-François-d'Assise de Gonesse dans laquelle nous sommes accueillis comme des frères. Quant au catéchisme, cette année, 1 100 enfants chaldéens le suivent dont parfois quatre ou cinq d'une même famille. Notre communauté compte plus de 1 500 familles, souvent nombreuses, qui ne cesse de se développer, et dont plus de 500 familles habitant dans le secteur de la future église Saint-Jean-Apôtre. En 2011, près de 80 mariages ont été célébrés. C'est dire si un nouveau lieu de culte est indispensable pour permettre à nos jeunes de se retrouver.

En quoi ce projet dépasse-t-il une simple question de locaux ?
Les Chaldéens ont émigré de Turquie, d'Irak et d'Iran. Il n'y pas de nation chaldéenne. C'est l'Eglise qui permet l'unité de la diaspora. L'Église est comme une maison pour la communauté. Nous pouvons ainsi perpétuer et offrir nos traditions, la langue araméenne parlée depuis des siècles, la liturgie chaldéenne avec ses chants orientaux. Pour autant, nous ne vivons pas dans un esprit communautariste. Au cours de l'année, plusieurs rassemblements diocésains se déroulent à Saint-Thomas-Apôtre. Les édifices sont des moyens d'accueillir et de permettre de nous découvrir, de voir ce que nous pouvons apporter à l'Église universelle et au diocèse : des enfants français ont repris le chemin du catéchisme grâce à leurs copains de familles chaldéennes et, l'an dernier, 200 jeunes de la paroisse sont partis aux JMJ de Madrid.

Ressentez-vous de la jalousie de la part des autres communautés ?
Au contraire ! Déjà, lorsque Saint-Thomas-Apôtre était en construction, je percevais de la fierté de la part des chrétiens du diocèse qui se réjouissaient d'une nouvelle présence ecclésiale. Humainement, spirituellement et socialement, l'église chaldéenne est un lieu de référence pour Sarcelles. Son maire a d'ailleurs déclaré qu'elle participait à une autre image de la ville. Le fait que notre communauté soit jeune, importante, sans ghetto et très bien intégrée, manifeste une certaine exemplarité. Grâce à elle, on parle autrement de Sarcelles qu'à travers les clichés négatifs de la banlieue.

*L'Église catholique chaldéenne est une des Églises catholiques orientales

La communauté chaldéenne bâtit pour l'avenir
Une église chaldéenne sera édifiée à Arnouville, dans le diocèse du Val d'Oise. Deux jeunes, engagés dans la communauté, témoignent des enjeux qui motivent cette nouvelle construction.

 

 

En ce dimanche soir, dans les ténèbres précoces de ce début d'hiver, l'église chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre de Sarcelles, avec ses couleurs chaudes de brique et d'ocre couleur sable, ressemble à un phare dans la nuit. A l'intérieur, une foule dense et inter-générations, des familles mais également de très nombreux adolescents et jeunes adultes. « Ici, à 9h ce matin, on entendait la messe à 30 mètres devant la porte, c'était noir de monde », raconte Noël, 24 ans. Sous-diacre, membre du conseil pastoral et délégué de l'équipe diocésaine pour les JMJ, il témoigne de la difficulté actuelle de faire face au développement et au dynamisme de sa communauté, du fait de l'exiguïté des locaux. « On ne peut plus, explique-t-il, gérer le catéchisme (neuf classes le samedi matin, sans compter le mardi et le mercredi, 1100 enfants au total); quant au groupe Ephata (pour les 13-17 ans), il est l'objet d'une très forte demande. La nouvelle église sera d'abord pour ces enfants, ces jeunes ; pour l'avenir de cette troisième génération qui est très bien intégrée culturellement et religieusement. J'aimerais leur donner encore plus de chance que nous en avons eue. Pastoralement, nous avons des idées, des capacités mais nous n'avons pas tout à fait les moyens de les mettre en œuvre ».

Noël, qui habite à Villiers-le-Bel, sera « à cinq minutes » de l'emplacement de la nouvelle église Saint-Jean-Apôtre qui sera édifiée à la croisée stratégique d'Arnouville, Villiers-le-Bel et Gonesse. S'il a « hâte » d'y rentrer à l'horizon du deuxième semestre 2014, il se réjouit déjà de l'année 2013 qui, « avec ce chantier matériel et spirituel, donnera un bon élan à l'Année de la foi ». « Ce sera, ajoute-t-il, un très lourd fardeau à tenir avec l'aide de Dieu, mais ce lieu de célébration, d'accueil et de rencontres va soutenir notre communauté qui ne peut être dissociée de son Église».

Mêmes analyses de la part de Risko, chef pionnier d'une quinzaine de pionniers et caravelles qui ont animé la messe du soir avec les scouts et les guides, un groupe créé il y a trois ans. «Ici, explique-t-il, il arrive que dans la même journée se déroulent trois mariages. Les activités se chevauchent. Bien sûr, les Chaldéens continueront de se rendre dans les églises latines et de participer aux activités diocésaines comme les JMJ ou le FRAT. Cet échange mutuel est très important et nous n'oublions pas les services que les autres Eglises ont rendus à notre communauté.»

Photos : La chorale de Saint-Thomas-Apôtre à Sarcelles et Les guides à Saint-Thomas-Apôtre à Sarcelles



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Les architectes

Ce sont les célèbres architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti qui ont dessiné les plans de la future Maison d’Eglise Saint-Paul-de-la-Plaine à la Plaine-Saint-Denis (93).
Patrick Berger et Jacques Anziutti sont lauréats du concours international pour le « carreau des Halles » qui doit remplacer l’actuel Forum des Halles, dans le 1er arrondissement de Paris.
Patrick Berger est également connu pour la réalisation du parc André-Citroën et du viaduc de la Bastille à Paris.

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