Eglise Saint-Pierre à Saint-Pierre-du-Perray (91)

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Bâtir une nouvelle église : un formidable élan d'espérance et de foi

Les portes de l'église Saint-Pierre se sont définitivement ouvertes dimanche 14 février avec la consécration de son autel et la bénédiction du baptistère.
Symboles de cette vie spirituelle nouvelle qui se crée au centre de la ville nouvelle de Saint-Pierre-du-Perray, les enfants ont été les vedettes de la cérémonie de dédicace. Tout au long de la célébration, Mgr Michel Dubost, tel un pasteur réunissant ses brebis, les a accueillis à ses côtés pour en faire la voix du Notre Père. Il en a fait des missionnaires portant le baiser de paix aux quatre coins de l'espace liturgique. Il a brandi les représentations de l'église que ces artistes en herbe avaient dessinées.

Postés pendant la célébration sur la tribune, les louveteaux et les louvettes ont formé une haie d'honneur quand la communauté est sortie derrière son évêque.
Cette église leur est dédiée car l'a rappelé Mgr Michel Dubost : « Bâtir une église aujourd'hui est un acte de résistance. Bâtir une église est un acte fou. Bâtir une église est un acte de foi. Bâtir une église est un acte d'amitié... »
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Participation des Chantiers du Cardinal : 500 000 €.
Coût total estimé : 3,3 millions €.

simple blue calendar 128 Consécration : 
14 février 2016. 

Tout proche du Carré-Sénart et ses 48 000 m2 d'activité, la ville neuve de Saint-Pierre-du-Perray dans l'Essonne. En 25 ans, la population a triplé. Le village est devenu une ville de bientôt 13 000 habitants. Face à l'hôtel-de-ville, une église – à l'architecture futuriste...

La commune de Saint-Pierre-du-Perray était une des rares communes de l'Essonne à ne pas avoir d'église. Dans nos villes en pleine expansion, la quête de sens et le retour vers la parole de Dieu se font ressentir avec insistance. En bâtissant cette église au cœur du nouveau centre-ville en construction, Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry, souhaite offrir un lieu de célébration et de vie.

Une ville en pleine croissance
La ville de Saint-Pierre-du-Perray, qui compte 9300 habitants fait partie de la nouvelle ville de Sénart. C'est une commune en pleine croissance démographique qui rassemble des familles originaires de nombreuses cultures dont beaucoup de catholiques. La ville voisine de Tigery, elle aussi en plein développement, n'a pas d'église non plus.


Une église en plein cœur du centre-ville
La future église Saint-Pierre sera édifiée à côté de l'hôtel de ville de Saint-Pierre-du-Perray. Elle sera donc dans un lieu de grand passage où sont regroupés les commerces, la médiathèque, le complexe sportif, les locaux professionnels et de nombreux logements. 

Sur un terrain de 3 160 m2, seront construits 733 m2 de bâtiments abritant :
• L'église pouvant accueillir 200 personnes
• Un logement de fonction pour le curé de la paroisse 
• 4 salles modulaires dont une pouvant recevoir 300 personnes
Il y aura également un parking de 43 places.

Architecte : Marc Depeyre
Lieu : 91280 Saint-Pierre-du-Perray

Les cloches de l'église ont été bénies le 21 novembre 2015.

Léa Sham’s, artiste émailleuse est lauréate du Prix Chantiers du Cardinal de la création contemporaine dans le cadre du Grand Prix Pèlerin du Patrimoine. Ce prix récompense le projet de chemin de croix  de la nouvelle église de Saint-Pierre-du-Perray dans l’Essonne.



Alors que la construction de l'église Saint-Pierre à Saint-Pierre-du-Perray (91) n'est pas encore achevée, les paroissiens s'organisent déjà. Dans cette commune dynamique et en pleine expansion, le besoin d'une église se faisait sentir, en particulier pour les nombreux jeunes de l'éveil à la foi au groupe post-bac.

Le Père Evariste Camara, prêtre accompagnateur de la paroisse de Saint-Germain-lès-Corbeil, Saint-Pierre-du-Perray, Tigery, suit de près l'avancée des travaux de la nouvelle église Saint-Pierre dans la ville nouvelle de Saint-Pierre-Perray. Il témoigne de la nécessaire présence de l'Église, "là où sont les gens", "dans la ville et dans la vie".

A l'occasion des Coulisses du Bâtiment, des collégiens et des lycéens ont visité le chantier de l'église Saint-Pierre-du-Perray. 

David Métreau - janvier 2014

Saint-Pierre-du-Perray : une nouvelle église pour la ville nouvelle

Maisons neuves, rues vides bordées d'espaces verts, Saint-Pierre-du-Perray dans l'Essonne, avait jusqu'alors tout d'une petite ville de banlieue résidentielle. Tout, sauf une église. Ce sera bientôt chose faite, le chantier de la nouvelle église avançant à grands pas. A proximité de l'Hôtel-de-Ville inauguré au mois de juin dernier 2013, les murs de l'édifice religieux sont sortis de terre et la charpente est déjà installée. Les ouvriers s'affairent, les bétonnières tournent et la grue sera bientôt démontée. Les travaux de gros œuvre touchent à leur fin.
« Nous construisons une église ici pour deux raisons, détaille Patrick Paronneau, chargé de mission immobilière au diocèse d'Evry, costume cravate et casque de chantier sur la tête. Tout d'abord parce qu'il n'y avait pas d'église. Les paroissiens allaient sur Saint-Germain-lès-Corbeil pour assister à la messe ». Soit environ sept kilomètres à vol d'oiseau, et cela depuis l'incendie de l'église Saint-Pierre en ... 1819 ! La deuxième raison invoquée est le développement rapide de cette ville nouvelle de près de 10 000 habitants, dont la population devrait doubler dans les prochaines années. « Pour les paroissiens, avoir un lieu de prière et de rassemblement était devenu une nécessité », souligne Patrick Paronneau.



Un projet pas seulement pour la ville
D'après Jean-Michel Destrez, secrétaire général du diocèse d'Evry, l'endroit, en bordure du département de la Seine-et-Marne est stratégique. « L'église est toute proche du Carré Sénart, une zone commerciale, une zone industrielle, mais aussi d'écoles. Là-bas va s'installer prochainement l'institut catholique des arts et métiers (l'ICAM) et un collège privé. Le projet de l'église de Saint-Pierre-du-Perray ne s'inscrit pas seulement dans la ville, mais également dans sa zone d'influence. »
Sur la construction en elle-même, Marc Depeyre, l'architecte, a choisi une église dont la base est carrée, « afin de permettre une réunion et un regroupement des fidèles autour du cœur, plutôt que d'avoir une église très longue et une cœur éloigné ». Les trois toits et leurs pointes qui seront bientôt recouverts de zinc, symbolisent la trinité tandis que les douze baies verticales sur la façade principale et une autre façade, rappellent les apôtres.

D'une capacité jusqu'à 349 personnes
L'église, d'une capacité de 200 personnes en configuration normale, pourra en accueillir 300 pour les grandes cérémonies en repliant deux cloisons mobiles, ouvrant ainsi sur le centre pastoral jouxtant l'édifice. Au-dessus, une tribune pourra recevoir 49 personnes supplémentaires, avec vue sur le chœur. La plus grande des trois pointes du toit est un clocher. « Il va y avoir trois petites cloches et un accès grâce à une échelle à crinoline », assure Patrick Paronneau.
Au rez-de-chaussée, l'entrée principale dessert l'église mais aussi l'ensemble du centre pastoral, qui comprendra notamment un accueil, un bureau secrétariat, le bureau du prêtre et la salle modulable avec ses deux panneaux mobiles. Le coût total de la réalisation, comprenant le terrain, le gros œuvre, l'électricité et l'aménagement intérieur, est de l'ordre de 3 millions euros, dont 500 000 euros de participation des Chantiers du Cardinal. Pour le reste – mobilier et cloches – le chiffrage est en cours. L'église devrait ouvrir ses portes aux paroissiens fin 2015.


Les grandes lignes du projet architectural, par l'architecte Marc Depeyre

L'extérieur de l'église
"L'église aura un plan carré, qui apportera une sensation de concentration, d'équilibre et d'unité. Trois flèches, qui symbolisent la Trinité, viendront dynamiser l'ensemble : la moins élevée marquera l'entrée, celle qui culmine abritera le clocher et la plus élancée accueillera le chœur. Dans un environnement à dominante végétale, les façades lisses de couleur blanc cassé viendront souligner la spécificité de l'édifice. Douze baies verticales vont rythmer la façade de l'entrée ainsi que la façade latérale côté bassin, en référence aux 12 apôtres. "
"Au sud du parvis, le centre pastoral viendra compléter l'église avec des salles de réunion et des bureaux. Tout en conservant l'homogénéité d'ensemble, sa volumétrie différenciée va introduire une hiérarchie entre les espaces sacrés et les espaces d'accueil et de réunions. Un cheminement guidera tout naturellement le fidèle depuis le centre pastoral vers l'église. A travers ce cheminement j'ai aussi voulu marquer le fait que l'église fait partie intégrante de la vie de la cité"

L'intérieur de l'église
"J'ai voulu souligner le rassemblement de la communauté et son élan vers le chœur. Le plan carré de la nef souligne cette communion des fidèles et leur proximité avec le célébrant. La nef pourra accueillir 200 personnes. Une tribune en étage augmente cette capacité."
"Dès l'entrée, le fidèle est orienté vers le chœur. Une lumière rasante, qui viendra d'une baie latérale de hauteur généreuse, viendra renforcer cet attrait vers le chœur tout en apportant une dimension de quiétude, d'inspiration et de mystère.
Les couleurs et les matériaux, des lames de bois pour le plafond et des tons clairs pour les parois verticales, donneront à ce lieu chaleur et sérénité".

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Les architectes

Ce sont les célèbres architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti qui ont dessiné les plans de la future Maison d’Eglise Saint-Paul-de-la-Plaine à la Plaine-Saint-Denis (93).
Patrick Berger et Jacques Anziutti sont lauréats du concours international pour le « carreau des Halles » qui doit remplacer l’actuel Forum des Halles, dans le 1er arrondissement de Paris.
Patrick Berger est également connu pour la réalisation du parc André-Citroën et du viaduc de la Bastille à Paris.