
Cyril Calentier, membre des affaires économiques de la paroisse (©CDC)
Une joie immense rayonne sur les visages des paroissiens : l’évêque de Versailles, Mgr Luc Crepy a procédé à la bénédiction des lieux. Par ce geste, il a consacré les bâtiments et les paroissiens :
« Seigneur, nous te demandons de bénir ce centre Sainte-Avoye au service de la mission que Dieu nous confie aujourd’hui sur le secteur de Meulan.
Bénis ce lieu où toutes sortes de personnes habitent et travaillent, bénis les soeurs de Saint-Paul de Chartres qui offrent la grâce d’une présence gratuite à tous.
Bénis les prêtres qui se doivent d’être, à l’image du Christ bon pasteur.
Bénis tous les bénévoles, quelle que soit leur mission au service de l’accueil de tous et l’accompagnement de chacun.
Bénis tous ceux qui, par leur action, contribuent à la bonne marche du centre, à la vie de la paroisse. Bénis les salariés qui, par leur travail, facilitent un meilleur accueil pastoral.
Bénis tous ceux et celles qui ont contribué à la réalisation de ce centre de vie et d’accueil. »

Discours de Monseigneur Crepy lors de l’inauguration (©CDC)
Quels étaient les besoins ?
Il fallait loger les sœurs avec un oratoire, créer un habitat pour un ou deux prêtres et, bien entendu, y implanter un accueil et les salles paroissiales. Ces trois lieux sont appelés à fonctionner indépendamment en ayant chacun des croisements maîtrisés, en préservant l’intimité de tous. Avec en prime, une superbe vue sur la magnifique vallée du fleuve francilien.

Le nouveau bâtiment des sœurs (©CDC)
Un projet en plusieurs étapes
Ce projet du centre paroissial Sainte-Avoye s’est déroulé en plusieurs étapes : l’élaboration du programme, la préparation du dossier pastoral, l’organisation du concours d’architecture, l’interface avec la maîtrise d’œuvre – depuis le permis de construire jusqu’au chantier – la communication et la mobilisation autour du projet, le choix du mobilier et la mise en service.
Financièrement, ce projet a pu voir le jour grâce à la vente du centre Saint-Nicaise (où les sœurs résidaient provisoirement) à la mairie de Vaux-sur-Seine, à la participation du Diocèse, à une campagne de dons exceptionnelle, à la participation des Chantiers du Cardinal et au dévouement sans faille de nombreux bénévoles.
Un travail collectif, des besoins identifiés
Ce projet, c’est d’abord une équipe paroissiale : Cyril Calentier et Pauline Garabiol, architecte libérale, tous les deux membres des affaires économiques et de l’équipe d’animation, qui s’est regroupée autour du curé, le père Eric Duverdier, pour constituer le dossier destiné au Collège des consulteurs (une instance du Diocèse).
Après avoir obtenu son aval, le concours a désigné l’architecte Emmanuel Vialar, du cabinet J&E Architecture, à Versailles. « Le fonctionnement en équipe resserrée avec l’architecte, le responsable chantier du diocèse Rémy Gitton, et le curé a largement contribué à la qualité du processus. Comme chacun était à sa place les décisions se prenaient vite et bien. Cette entente simple et efficace a permis d’avancer avec confiance et d’aboutir à un projet cohérent et harmonieux », souligne Pauline Garabiol.
Ses propos rejoignent ceux d’Emmanuel Vialar : « Mes deux interlocuteurs étaient donc tous deux architectes et nous nous sommes parfaitement entendus, chacun apportant ses idées de façon très ouverte, ce qui a permis des échanges vraiment constructifs dans l’intérêt du projet. Le père Eric Duverdier, puis le père Baudoin de Beauvais et les Sœurs, ainsi que le paroissien Cyril Calentier, ont participé à la réflexion et bien défini leurs besoins. »

L’architecte du projet, Emmanuel Vialar (©CDC)
Une équipe de pros pour la réussite d’un projet complexe
L’architecte tient à citer toutes les entreprises qui se sont investies dans le projet et ont concouru de façon décisive à sa réussite : Eurodem pour le désamiantage et la démolition, Genétin pour le gros-œuvre, le ravalement, la voirie et les carrelages, TAM pour les menuiseries intérieures et extérieures, la plâtrerie, Plafelec pour l’électricité, Siatherm pour le chauffage, la plomberie et la ventilation, Lucamat pour la serrurerie et Aveline pour la peinture et les sols souples.
Après ces cinq années de planification et de travaux, « les bâtiments modernes et accueillants du tout nouveau centre paroissial, la Cité Sainte-Avoye, ont ouvert leurs portes, promettant de devenir un véritable cœur battant pour la vie spirituelle et paroissiale locale », se réjouit Yves Maretheu, le rédacteur en chef des « Échos de Meulan », mensuel chrétien d’information (tirage 12 250 exemplaires) qui va fêter ses 64 ans d’existence et dont les archives sont hébergées dans ce site.

Le centre paroissial, après travaux (©CDC)
Une joie partagée
La journée d’inauguration a commencé par une messe solennelle en l’église Saint-Nicolas, présidée par Mgr Luc Crepy, concélébrée avec les pères Beaudoin, Moïse et Benjamin et en présence du diacre Philippe Cumunel. A noter, la présence de nombreux élus locaux en particulier Cécile Zammit-Popescu, Maire de la ville, Jean-Claude Bréard, Maire de Vaux, Christophe Nicolas, Maire d’Evecquemont et Paulette Favrou, Maire de Tessancourt.

Messe d’inauguration du nouveau centre paroissial (©CDC)
A l’issue de la cérémonie religieuse, la foule s’est rendue sur le site du centre. Laissons le dernier mot au père Baudoin, le doyen du doyenné de Meulan et l’administrateur du groupement paroissial de Meulan – Triel-sur-Seine : « Je suis témoin de l’amour que les ouvriers et les responsables de chantier ont mis dans leur travail. »
Au fait, pourquoi Sainte-Avoye ? Parce que cette sainte locale du IIIème siècle est honorée dans les Yvelines, notamment à Saint Rémy-lès-Chevreuse et aux Mureaux, tout proches.