Le conseil d’administration des Chantiers du Cardinal a décidé le 4 juin 2025 de financer l’intégralité de l’opération de rénovation du presbytère de Saint-Denis, sur la commune de Pontault-Combault (deux communes fusionnées il y a longtemps, en 1839, et situées dans le diocèse de Meaux), pour lui donner une nouvelle vie spirituelle.

Le presbytère et le chevet de l’église (©CDC)
Le presbytère jouxte l’ancienne et belle église Saint-Denis, laquelle fait partie d’un secteur pastoral composé de deux autres clochers (chapelle Saint Côme et Saint Damien) et qui intègre par ailleurs le centre paroissial des Pèlerins d’Emmaüs. Le bâtiment en pierre paraît d’une époque voisine de celle de l’église – et comporte un garde-corps dans la cage d’escalier de belle facture – mais appartient au Diocèse. L’église, elle, appartient à la commune en application de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Le bâtiment – résidence Saint-Denis – a longtemps été loué à des associations de réinsertion en lien avec la ville dans le cadre d’un bail emphytéotique, arrivé à son terme si son occupation par des prêtres ne paraissait pas envisageable. Les prêtres sont en fait logés au presbytère proche de l’église des Pèlerins d’Emmaüs, voire plus loin comme le Père Bernardin Twagiramungu, curé qui réside à Roissy.
Cependant, l’abandon pur et simple du bâtiment n’était pour autant pas souhaitable. L’évêque du diocèse, Mgr Jean-Yves Nahmias, a donc imaginé qu’une présence catholique puisse y être assurée au travers de l’installation d’une communauté de trois religieuses et ce dès septembre 2025.
Les religieuses relèvent des Sœurs de l’apostolat catholique. Cette congrégation de droit pontifical a été créée à la suite de la Société de l’apostolat catholique, fondée en 1835 par saint Vincent Palloti. D’où le nom de pallotins pour la branche masculine, et de pallotines pour la branche féminine. Les sœurs, très présentes en Italie, au Brésil, aux États-Unis, en Argentine, au Mozambique et en Inde, se dédient principalement à l’enseignement.
Dans l’esprit de l’évêque, leur installation à Pontault-Combault est destinée à accompagner l’explosion démographique de la cité au cours des dernières années, dont témoigne le nombre de pavillons de banlieue et de petits immeubles. La commune comptait 15 000 habitants il y a vingt-cinq ans, et près de 40 000 aujourd’hui.
Au-delà d’une présence catholique plus affirmée dans le quartier, l’installation des religieuses dans un bâtiment disposant d’un accès direct à l’église via une sacristie, devrait revitaliser l’église elle-même. Actuellement, elle n’accueille qu’une messe par semaine. L’arrivée des sœurs serait l’occasion de faire passer le rythme à une messe par jour, le presbytère des Pèlerins d’Emmaüs comptant deux prêtres.
Cependant, un minimum de travaux est apparu nécessaire. Les objectifs et la nature de l’opération sont au cœur de la vocation des Chantiers du Cardinal telle que dessinée par le cardinal Verdier, son fondateur – suivre l’évolution de la banlieue et y assurer une présence missionnaire. Les Chantiers du Cardinal ont naturellement répondu présents à la sollicitation de l’évêque.
La toiture et les fenêtres, la chaufferie, l’installation électrique et la plomberie étaient heureusement en bon état. Cependant, l’installation des religieuses impliquait un réaménagement global passant essentiellement par la suppression des multiples cuisines en place sur les deux niveaux, la création d’une cuisine unique (ouverte) au rez-de-chaussée, ainsi que d’une salle commune, la création d’un oratoire et le changement de tous les sols, actuellement des dalles plastique ayant fait leur temps. Les salles d’eau resteraient en l’état.

Une des cuisines à démonter (avec son carrelage, ses arrivées d’eau et ses évacuations) (©CDC)
Le rez-de-chaussée serait ainsi consacré aux espaces communs (cuisine, salle à manger, salon) et les deux niveaux supérieurs aux chambres des sœurs, à une chambre de passage et à l’oratoire.
Le programme serait complété par la mise en place d’une clôture sur un des côtés du jardin n’en disposant pas.

Le jardin du presbytère à clôturer et à aménager (©CDC)
C’est tout : le programme se voulait court ; il va à l’essentiel, pour une présence essentielle.


