Ensemble, préservons le patrimoine religieux

Les états-généraux du patrimoine religieux

Entretien avec le Père Gautier MORNAS,

directeur du département art sacré

de la Conférence des évêques de France (CEF),

pour mieux comprendre les enjeux et les attentes.

de ce recensement exhaustif du « plus grand musée de France ».

 

Quelles sont les deux principales raisons pour lesquelles la CEF lance ces EGPR ?

« Le lancement des Etats Généraux du Patrimoine Religieux en septembre dernier est le résultat de plusieurs constats.
Tout d’abord, les collectivités territoriales, propriétaires depuis les lois de Séparation des édifices et de nombreux objets mobiliers, peinent à en assurer l’entretien, alors que dans le même temps l’usage cultuel se raréfie.
Cette prise de conscience a été accentuée par le récent rapport d’une mission d’information sénatoriale conduite par Pierre Ouzoulias et Anne Ventalon sur l’état du patrimoine religieux français. Aider et participer à la réflexion sur la valorisation de ce patrimoine, qui au sens symbolique appartient à tous, nous semblait essentiel.
Pour reprendre les mots de Monseigneur Planet, en regardant, en interrogeant et en valorisant ce patrimoine, « nous croyons rendre un service à la nation ».

Par ailleurs, la réouverture prochaine de Notre-Dame de Paris, les annonces du chef de l’Etat et, plus encore, la passion vivace des Français pour ce sujet contribuent à la création d’un climat national propice au patrimoine religieux. C’était le moment ! »

Qu'attendez-vous de ce recensement du patrimoine religieux en France ?

« La grande enquête nationale, envoyée dans les diocèses quinzaine de novembre, vise à dresser un état des lieux du patrimoine religieux. Elle est l’occasion de mieux connaître, de mieux protéger et de mieux valoriser ce patrimoine spécifique dans ses trois dimensions : immobilière, mobilière et immatérielle.
Plus qu’un recensement, cette enquête est un outil pour les diocèses afin qu’ils se saisissent davantage, en collaboration avec tous les acteurs, des questions de protection, de conservation et de valorisation. En outre, les informations que nous commencerons à récolter dans la deuxième quinzaine de mars nous permettront ensuite d’initier une série de publications, dont par exemple, un vade-mecum des bonnes pratiques destiné aux affectataires et aux propriétaires. Nous souhaitons que cette enquête aide chaque diocèse et chaque propriétaire à mieux saisir les enjeux inhérents à ce  « plus grand musée de France » qu’est véritablement le patrimoine religieux, pour reprendre la formule de notre partenaire la Fondation de la Sauvegarde pour l’Art Français. »

Quel est l’accueil de la part des différentes parties prenantes ?

« Les premiers retours sont excellents. Médias, diocèses, acteurs publics, fondations de sauvegarde du patrimoine, élus mais aussi le grand public sont heureux de cette initiative et nous le font savoir. Nous avons par exemple reçu près d’une cinquantaine de mails en deux semaines via le site internet lancé pour l’évènement. Beaucoup nous proposent leur aide sur le projet, d’autres nous partagent leurs questions, leurs retours de terrain, enfin, nombreux sont les évènements liés aux EGPR prévus dans les diocèses. Ces derniers enrichissent qualitativement notre agenda de manifestations culturelles. C’est une grande joie de voir que le sujet unit et mobilise le plus grand nombre.»

Cliquez  sur la photo pour lire le document sur la Grande Enquête Nationale

 

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