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Maison Saint Pascal Baylon, un lieu de solidarité et de fraternité à Créteil (94)

Architecte Scarlett Flegeo
Coût total 500 000€
Notre contribution 150 000€
Fin du chantier 30/09/2026

L’évêque du diocèse de Créteil, Mgr Dominique Blanchet, a souhaité renforcer cet rendre plus visibles les initiatives locales en faveur de la solidarité à la fois renforcées et davantage visibles. À cette fin, a été lancé, sous l’égide de la Fondation Notre-Dame, le projet d’une maison diocésaine de proximité.

Les Chantiers du Cardinal ont répondu favorablement à la demande de contribution du diocèse.

La Maison fraternelle de Créteil

La Maison fraternelle de Créteil

« Plus loin, plus haut, plus frères » - L'origine du projet de la maison Saint Pascal Baylon

Pour Mgr Dominique Blanchet, il s’agissait de mettre en œuvre la  nouvelle devise du diocèse : « Plus loin, plus haut, plus frères » et concrètement d’aller au-delà du simple café solidaire développé à Créteil depuis janvier 2024, au travers d’une nouvelle « Maison fraternelle ». Son nom complet est : « Maison fraternelle Saint-Pascal-Baylon », du nom du Franciscain espagnol du XVIe siècle béatifié dès le siècle suivant.

Selon Mgr Blanchet, elle doit, d’une part, accueillir de façon inconditionnelle toute personne ayant besoin d’une écoute, d’un soutien et d’un accompagnement et d’autre part, initialement, permettre la réunion sous un même toit des acteurs de la solidarité dans le diocèse pour une meilleure synergie, le but ultime étant d’honorer la dignité de chaque personne.

Mais pour accueillir dignement, il faut des locaux dignes. Or, les lieux, rue Cheret à Créteil, étaient constitués d’un petit immeuble inadapté qui servait plus ou moins à la paroisse Saint-Pascal-Baylon, dont l’église, largement invisible depuis la rue puisque occupant le rez-de-chaussée d’un immeuble de logements sociaux et accessible par sa seule cour intérieure, est située en face .

L’église, en face, en pied d’immeuble, tournant le dos à la rue.

L’église, en face, en pied d’immeuble, tournant le dos à la rue.

Un immeuble à valoriser pour l’accueil

Le bâtiment, de quatre niveaux sur un terrain fortement pentu, date des années 1980. Il comprend, de haut en bas, un appartement de cinq pièces et un studio à usages variables depuis quelques années, au dernier niveau, un rez-de-chaussée sur rue comprenant une salle de réunion isolée du reste et uniquement accessible depuis l’extérieur, des bureaux paroissiaux, des toilettes, inadaptés, une kitchenette et un appartement (à côté). Son niveau inférieur est occupé par trois frères capuçins et son second sous-sol est consacré à des parkings et des locaux techniques. Mais l’ensemble, mal isolé et mal chauffé par une chaudière au gaz poussive, que Mgr Blanchet connaissait pour avoir vécu dans le quartier, requérait des travaux assez importants de réhabilitation puisqu’ils ont été estimés à 500 000 €.

Deux ouvriers du chantier, impliqués et fiers de leur travail.

Deux ouvriers du chantier, impliqués et fiers de leur travail.

Tout le rez-de-chaussée doit être consacré à l’accueil et transformé en un seul  établissement recevant du public, adapté et bien isolé. Au-delà de la réfection d’une toiture terrasse amiantée et des changements de fenêtres, cela implique des travaux essentiellement d’intérieur : des ouvertures de cloison, des créations de toilettes et de douches, l’installation d’une cuisine partagée et de chaufferies distinctes pour chaque niveau, pour plus d’efficacité. Tous les murs doivent être doublés par du BA13 après pose de couche isolante, les réseaux électriques rénovés, des blocs portes installés, des faux plafonds créés et une cuisine ouverte et participative conçue. Une buanderie et un vestaire devaient compléter le programme avec naturellement les inévitables rénovations de peinture et des sols.

La future grande salle en cours de rénovation

La future grande salle en cours de rénovation

Le coût des travaux s’explique largement par celui du désamiantage de la toiture-terrasse et des revêtements de sol au rez-de-chaussée en raison de la présence d’amiante dans les dalles platique et la colle.

La nouvelle toiture terrasse avec son nouveau garde-corps pour en permettre l’entretien

La nouvelle toiture terrasse avec son nouveau garde-corps pour en permettre l’entretien

Le diocèse aimerait aller plus loin mais les moyens manquent. Les logements du niveau supérieur devront ainsi attendre malgré leur état. Durant les travaux, l’un d’eux sert de base vie et d’espace de réunion pour la conduite du chantier.

L’état actuel de l’appartement situé au-dessus de la Maison fraternelle

L’état actuel de l’appartement situé au-dessus de la Maison fraternelle

Des fruits de fraternité et de solidarité

Sylvie Leboucher, co-responsable de la Maison fraternelle avec le Frère Dominique Lebon qui habite sur place, s’enthousiasme cependant. Elle explique que le projet a été imaginé pour être avant tout un projet « de proximité ». C’est le Secours Catholique qui occupera majoritairement la Maison de la façon pour permettre aux personnes de la rue de se restaurer, de prendre une douche, de stocker quelques affaires, de nettoyer des vêtements et d’obtenir une domiciliation, une grande partie d’entre elles étant immigrée. Mais seront aussi associés différents ateliers de solidarité, le Café solidaire, la Pastorale des gens du voyage, la Pastorale des migrants, l’Association Saint-Vincent-de-Paul et le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire.

Sylvie Leboucher et Frère Dominique Lebon

Sylvie Leboucher et Frère Dominique Lebon

Tous pourront se partager des créneaux dans la semaine et se retrouver sur place pour une meilleure coordination. Des repas conviviaux pourront être aussi organisés, de même que des réunions de dialogue interreligieux pour tenir compte de la variété des publics accueillis. Sylvie Leboucher insiste : si la Maison fraternelle est la première du genre, elle est destinée à essaimer au sein du diocèse.

Pour l’heure, la fin des travaux est envisagée pour juin 2026,  l’été étant consacré à l’installation associations et notamment du Secours Catholique pour une ouverture officielle à l’automne 2026 après une inauguration en septembre.

2, rue Pasteur Valléry Radot, 94000 Créteil

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