Rénover le presbytère de Provins (77)

Coût total 122 326€
Notre contribution 120 000€
Fin du chantier 01/10/2022

Présentation du projet

Dans ce bâtiment situé en face du prieuré et de l’église Saint-Ayoul, le diocèse de Meaux et la paroisse de Provins souhaitent installer des religieuses. Les sœurs de la Congrégation de la Sainte famille des nécessiteux seront particulièrement tournées vers les jeunes ainsi que les femmes en difficulté. Ces travaux nécessaires donnent un nouveau souffle à un édifice vu comme un outil indispensable à la mission d’évangélisation dans la ville. Le chantier s’achèvera à l’automne 2022. Pour ces travaux, les Chantiers du Cardinal apportent une contribution de 120 000 euros.

Maisons à colombages à Provins. (CC Myrabella)

Provins, ville chargée d'histoire

À une heure de Melun et une heure de Meaux, Provins est située au Sud Est de Paris, en bordure de Seine-et-Marne et de l’Aube. Avec ses 12 000 habitants, la cité médiévale a un passé ancien qui se lit encore sur les édifices de la ville. De la tour César (un donjon du XIIe siècle) en passant par les fortifications, ou encore les souterrains qui inspirent Paulo Coelho pour un roman, Provins raconte l’histoire et l’histoire de France. Aujourd’hui, la cité est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Provins compte une collégiales, trois églises ainsi qu’un beau prieuré en bordure de centre-ville: le prieuré Saint-Ayoul. « Avant la Révolution française, c’était un couvent de religieux, et l’église a été coupée en deux parties, raconte Mgr Guillaume de Lisle, évêque auxiliaire du diocèse de Meaux. Un mur séparait la partie paroissiale (dans la nef) de la partie conventuelle (dans le chœur). À la Révolution, la partie conventuelle a été désaffectée, elle est aujourd’hui propriété de la commune. » L’église Saint-Ayoul reste affectée au culte catholique tandis que le bâtiment du prieuré, après avoir été utilisé comme caserne, est aujourd’hui un haut lieu touristique de Provins. Car la ville est largement fréquentée par les visiteurs « près de 900 000 touristes passent ici chaque année » souligne Mgr de Lisle.

Église Saint-Ayoul à Provins (CC Thomas Clouet)

Pour le diocèse, il y a donc un enjeu important : « montrer que les églises, ces joyeux de l’art construits par la foi des gens, sont toujours des lieux liés à la foi et pas simplement des musées ! » La rénovation du bâtiment situé juste en face de l’église Saint-Ayoul s’inscrit dans cette démarche. En y installent des religieuses, l’Église se rend visible et proche, favorisant la rencontre de chacun avec le Christ. « Les religieuses ouvriront certains de leurs offices dans l’église aux personnes de passage » indique l’évêque auxiliaire de Meaux.

Des religieuses au presbytère

« Ce qui a guidé ce projet de rénovation, c’est de pouvoir accueillir la vie consacrée dans ce bâtiment rénové » souligne Mgr de Lisle.  « Il y a une priorité pastorale dans le diocèse de Meaux : la jeunesse. » ajoute l’évêque auxiliaire qui précise que la mission des sœurs de la Congrégation de la Sainte famille des nécessiteux sera donc particulièrement tournée vers les enfants et les adolescents de la ville.  « Il y a un besoin d’aller à leur rencontre des jeunes, or la vie consacrée permet une approche différente de celle des paroissiens engagés ou des prêtres. »

Les religieuses seront aussi investies dans les établissements scolaires catholiques de la ville. Si leurs missions seront précisées dans les prochains mois, Mgr de Lisle sait déjà « qu’elles apporteront un soutien à la pastorale des établissements. » L’évêque auxiliaire voit aussi un autre atout à la présence de la congrégation au cœur de la ville : faire rayonner le quotidien de celles qui choisissent la vocation religieuse. « Le noviciat des sœurs Franciscaines à Provins a fermé il y a plus de 15 ans, aujourd’hui on renouvelle une présence et on montre aux jeunes filles que l’on peut devenir religieuse. »

Vivre sa foi en zone rurale

Mais l’action des religieuses a vocation à rayonner dans toute la ville. Si Provins est à 90km de Paris, la commune n’en est pas moins un pôle missionnaire important aux yeux du diocèse. Comme dans de nombreuses villes d’Île-de-France, la population augmente, les familles s’installent, l’Église doit répondre aux attentes des nouveaux paroissiens. En rénovant le presbytère pour le transformer en « maison des sœurs », le diocèse et la paroisse soulignent l’importance de ce territoire rural et de la communauté de croyants qui y est attachée.

« Aujourd’hui, ce tissu rural important dans le diocèse est en fait habité par des urbains, décrypte Mgr de Lisle. C’est le phénomène de la rurbanisation : plusieurs centaines d’habitants qui travaillent ailleurs (dans la petite couronne ou à Paris) et une seule exploitation agricole sur une seule commune. Mais ces habitants ont droit aussi ce qu’on leur propose de vivre leur foi et qu’on leur donne des outils pour cela. »

 

Ouverture en septembre 2022

Le bâtiment du presbytère (propriété de la paroisse) a longtemps été utilisé par des associations de solidarité comme le Secours catholique ainsi que pour les services paroissiaux. Il y a quelques années, à la faveur d’une réorganisation des activités, les bureaux ont été rassemblés au centre paroissial, rue du cloître Notre-Dame. Cette rationalisation des locaux a dégagé l’ensemble de la surface du presbytère soit près de 300m2

Pour ce chantier, il faut rénover un bâtiment dont la toiture est encore en bon état. Aucune intervention n’est prévue sur la façade. L’essentiel des travaux se concentre à l’intérieur pour aménager les lieux afin d’accueillir au mieux les trois sœurs. Le bâtiment a un peu souffert du temps, aucune grosse rénovation n’a été réalisée depuis plus de 40 ans.

En plus de la peinture et la réfection des sols, il faut revoir entièrement l’électricité et la plomberie. Le système de chauffage sera modifié, une chaudière à gaz est prévue pour remplacer deux chauffages par fioul. Mais le chantier porte sur la création de 5 chambres avec sanitaires individuels au premier étage. Au rez-de-chaussée un espace commun (salle à manger/salle de réunion) sera aménagé. Une cuisine et une buanderie communes seront réaménagées. Le changement des fenêtres, portes et volets est prévu au cours des années suivantes.

Entamé dès le printemps 2022, le chantier s’achève dès l’automne pour que les religieuses soient accueillies rapidement.

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