Entretien avec le Père Benoît Chevalier, curé de la paroisse.
Votre avis sur l’embellissement de l’église ?
« J’apprécie cette église qui, par sa forme, est naturellement accueillante. On s’y sent bien. Mais la peinture de l’abside réalisée par Augustin Frison-Roche ajoute à cela une dimension d’heureuse stupeur ! Dans une église on entend “ alleluia ” ou des “ hosanna ”. Ici le maître mot quand on entre, c’est “ wouaouh ”. J’espère qu’ultimement ce cri d’émerveillement se transforme en action de grâce car tout est fait pour conduire à Dieu. Le travail d’Augustin est saisissant esthétiquement.

Père Benoît Chevalier, curé de la paroisse
Les 310 m2 de l’abside ont été travaillés avec un grand soin des perspectives, des proportions, des contrastes… Une grande harmonie se dégage de l’œuvre. Mais elle n’est pas seulement belle. Elle porte un message de foi. C’est toute l’enfance du Christ qui est présentée ici en un seul tableau, non comme une bande dessinée mais comme un concentré, en une seule scène, de l’œuvre du Salut.
Et Augustin a aussi pris soin de connecter ces récits de l’enfance à la Passion. L’incarnation du Verbe ne prend son sens que dans la Passion-Résurrection : celui qui prend un corps le fait pour le donner. Cela se retrouve dans la peinture en de multiples échos.
Enfin, tout est foisonnant : oiseaux, plantes, cosmos… L’artiste me semble-t-il, rend hommage à l’Auteur de la Vie qui nous offre Sa vie. Cet équilibre entre art et foi, poésie et spiritualité, est particulièrement porteur. Quand je vais prier dans l’église, je me positionne de telle manière à avoir le tabernacle en vue, mais aussi la peinture… et mon regard fait des allers-retours. »

Le mural d’Augustin Frison-Roche pour l’église Saint-Joseph-le-Bienveillant (Voisins-le-Bretonneux)
Une nouvelle église : quel dynamisme pour la paroisse ?
« Cette grande et belle église est un pari réussi de rassemblement d’une communauté. Jusque-là, la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines était pensée en “ fédération de quartiers ”. Chaque quartier ayant ses petits commerces de proximité. L’Église était entrée dans cette dynamique. Mais une communauté chrétienne est une communauté rassemblée autour de l’eucharistie, de manière visible. Il était donc nécessaire de pouvoir réunir tout le peuple de Dieu.
Le pari est réussi au-delà même des espérances : l’église est déjà trop petite. Il a fallu rajouter une deuxième messe au bout de deux mois d’ouverture au culte : cette église attire même au-delà du cercle des croyants. Les gens du quartier, certes, mais aussi venus de plus loin. Le bouche-à-oreille fonctionne bien.
C’est très rare de voir l’église vide en journée. Un outil de visite avec un QR code est déjà en place. Nous travaillons à le mettre à jour avec la fin des travaux. Un accueil pour des visites accompagnées s’organise pour l’automne. Nous avons une bonne capacité d’accueil avec nos salles de réunions. De plus en plus, les services diocésains ou encore des paroisses alentours viennent pour un temps de rencontre, de formation, de travail ou de prière. Les concerts sont également programmés, surtout depuis l’éveil du grand-orgue qui attire les spécialistes. Il faut gérer un planning serré tant nous avons de demandes !
Un grand merci à tous les donateurs qui nous permettent d’avoir un lieu si beau, qui est un si bel outil pour servir l’Évangile. ».





